Thomas Burgener / 
in den Ständerat

Information

Je remercie toutes et tous qui m’ont accordé leur confiance. Malgré tout, une jolie campagne avec beaucoup de bons contacts. Je continuerai à m’engager – ici ou là.

 

Souhaitez vous finir après le 18 octobre comme les dindons de la farce ? Evitez cette mauvaise surprise et comparez les propositions des différents partis politiques. La politique de la droite, avant tout de l’UDC et du PLR, aura des conséquences néfastes pour la plupart des citoyennes et citoyens de notre Canton. Pour les petits et moyens salariés la facture sera particulièrement salée.

— Les partis de droite s’opposent à tout allégement des primes pour les caisses maladies. Vous continuerez à payer ces prochaines années en moyenne chaque année entre 3 à 5% de plus. Le PS va lancer une initiative pour que les frais médicaux ne dépassent pas 10% de vos salaires. Vous serez gagnants.

— Dans le cadre de la révision de notre système de retraite UDC et PLR s’opposent à la proposition PS / PDC d’augmenter l’AVS de 70 francs par mois. Ils veulent un projet avec une baisse des prestations sans aucune compensation. Un tel projet n’aura aucune chance devant le peuple.

— Le parlement devra décider – sous pression de l’UE – d’une nouvelle taxation des entreprises. Les entreprises suisses paieront nettement moins d’impôts, les multinationales basées en Suisse sous un régime de taxation favorable un chouia de plus. Les partis de droite s’opposent à toute compensation pour équilibrer la perte de deux à trois milliards d’impôts que la Confédération, les cantons et surtout les communes devront avaler. Les impôts augmenteront à coup sûr. Le PS exige des compensations. Elles allègeront votre bourse.

— Les partis de droite applaudissaient la décision de la BNS d’abandonner le taux plancher par rapport à l’Euro. Le PS trouve qu’il faut le réintroduire et changer le directoire de la BNS. C’est la seule banque nationale qui impose son indépendance et ne défend pas l’économie de son propre pays, pire elle nuit cette dernière. La conséquence de la décision de la BSN s’est faite ressentir pour des milliers de salariés dans le pays : abolition du treizième salaire, augmentation du temps de travail (non compensé) et diminution des prestations sociales. Le PS veut une meilleure protection pour tous les salariés.

— Les partis de droite coupent à tous les niveaux dans les prestations sociales. L’état se désengage. Ils créent ainsi une bombe de retardement. Au lieu de permettre à certains de se remettre en selle et de trouver une certaine indépendance on enfonce de plus en plus de jeunes, des familles monoparentales et des personnes en dessus de 50 ans en recherche de travail dans la misère. La casse sera à payer par les communes voire les contribuables. Le PS anticipe aux bénéfices des plus faibles, mais également de tous les contribuables.

Faits votre calcul. Souhaitez vous une politique raisonnable et équilibrée telle que proposée par le PS ou la politique néolibérale qui bénéficie avant tout aux millionnaires de l’UDC et du PLR ?

 

 

 

Je me suis arrêté un moment sur les slogans de mes concurrents haut-valaisans. Bien que je ne crois pas qu’un slogan soit décisif pour une élection, il me semble néanmoins intéressant  ce qu’on peut en déduire.

Franz Ruppen copie le slogan de son parti: rester libre. Ceci ne signifie rien d’autre que rester seul. Rester isolé. Est-ce qu’on veut ça en tant que canton touristique dépendant largement de notre industrie d’export?

Beat Rieder se présente comme un combattant. Il se battra pour notre canton, notre tourisme, notre économie. Pour qui’il ne le fasse par contre pas seulement pour le Haut-Valais. Et qu’il le fasse avec plus de doigté qu’en Valais où il a réussi de se mettre la moitié  du canton contre lui.

Pierre-Alain Grichting est l’homme d’action qui a des recettes qu’on peut rapidement mettre en œuvre.  Dans un parlement par contre tout ira lentement, très,très lentement. Aura-t- il la patience pour siéger des heures et des heures dans des commissions sans qu’il puisse résoudre un problème à la va vite.

Je vous laisse juger mon propre slogan: expérience et engagement, pas plus et pas moins.

Bon week-end !

Interview sms de L’1Dex avec Thomas Burgener (3) : « Une semaine compte sept jours »

Stéphane Riand 4 septembre 2015

Thomas Burgener défendra les couleurs du Parti socialiste valaisan lors des élections fédérales du 18 octobre 2015 pour le Conseil aux Etats. Il a accepté de se prêter au jeu des questions sms. L’interview a commencé le dimanche 23 août 2015 à 13 heures 17 et s’est achevé le lundi matin à 10  heures 21. Contrairement à d’autres, les réponses de Thomas Burgener furent immédiates, ce qui assure une spontanéité et une sincérité meilleures. Au lecteur et à l’électeur d’apprécier.

Stéphane Riand : En quoi votre élection personnelle pourrait contribuer à un mieux-vivre ensemble dans les quatre prochaines années ?

Thomas Burgener : Je me battrai pour une Suisse plus ouverte, sociale, multiculturelle et dynamique ! Et pour des régions alpines.

 

L’humanité est confrontée aujourd’hui à une migration de masse. Que doit faire concrètement la Suisse lors des quatre prochaines années ?

Chercher une meilleure collaboration avec I’Union Européenne, la pousser à être plus solidaire et  développer une politique ouverte avec les pays qui nous entourent….

 

La Suisse est largement opposée au projet européen. Quelle est votre approche personnelle de la question ?

L’Union Européenne ne va pas discuter sur la libre circulation. Il sera difficile à trouver in accord après le 9 février 2014.  L’isolation va nous nuire. Peut-être faudra-t-il revoter….

 

Le domaine de l’énergie vous est connu. Quelle position sérieuse en votre qualité de Valaisan défendrez-vous à Berne ?

Il faut sortir du nucléaire le plus vite que possible.

 

Et encore en matière hydraulique ?

Et taxer le CO2 au niveau mondial et européen beaucoup plus.

C’est le charbon qui casse les prix d’électricité en Europe. Au détriment de la force hydraulique. Et au détriment de nos glaciers qui fondent.

 

Vous êtes un fan de football et un socialiste. La Suisse doit-elle imposer la FIFA ?

Oui. La FIFA doit être imposée comme une société anonyme. Si nécessaire il faut adapter la législation.

 

A votre âge, revenir en politique n’est-ce pas inapproprié. Un peu comme Blatter avec son mandat de trop ?

Aussi longtemps que j’aurais envie de partir au Paléo à Nyon avec un sac de couchage, je me sens assez jeune … (et M. Burgener transmet un smiley !)

 

Vous a-t-on supplié ou l’avez-vous désiré ?

J’ai envie de faire campagne… personne n’a dû me pousser comme Winkelried….

 

Naomi Klein dans son livre « Tout peut changer » dit que nous avons dix ans pour sauver la terre. Que va faire à Berne pour l’environnement Thomas qui aime dormir sous les tentes ?

Favoriser les énergies renouvelables… renforcer les transports publics et la mobilité douce, et appliquer les règles de l’aménagement du territoire…. ou ce n’est pas déjà trop tard….

 

Y a-t-il des convergences possibles entre l’UDC et le PS dans le cadre de la prochaine législature ?

Oui: sur le constat qu’une semaine compte sept jours …

 

Monsieur Wilhelm Schnyder, de Viège, était réputé être un habile slalomeur. Thomas Burgener, de Viège, aime les pirouettes. Sepp Blatter, qui apprécie aussi Viège, est-il votre maître dans l’art politique ?

Wilhelm Schnyder est de Steg, connu pour sa flexibilité…. Blatter est de Viège. Je n’ai pas besoin de maîtres dans l’art politique…. même que des fois on peut apprendre quelque chose ici et là…

 

A l’ère de Google, des réseaux sociaux, du déclin du marché publicitaire de jadis, l’État doit-il intervenir pour offrir des ressources aux médias ? Si oui à qui ?

Les médias de qualité souffrent de la concurrence « gratuite » et ont besoin d’un soutien (p.ex. tarif poste). Les chaines nationales (RSR TSR etc) doivent fournir un vrai service public. Je ne serai jamais d’accord de ne laisser les médias qu’aux entreprises privées.

 

Et les blogs/médias ?

Là je ne vois pas la nécessité d’un soutien étatique. Le blog de L’1dex le démontre …. non ?

Je conclus : il faut soutenir financièrement le blog du NF et pas celui de L’1Dex ! Parlons un instant d’un autre débat chaud : le port du voile, doit-on l’interdire dans les lieux publics ?

Je parlais de la presse sur papier….

Le voile ne me gêne pas, même pas chez les Ursulines…

 

Ultime question : au 2ème tour est-il imaginable de retrouver Thomas Burgener sur une liste avec une personne d’un autre parti ?

Tout est imaginable…. ça dépendra des résultats du 1er tour.

Lors de mes nombreuses rencontres dans toutes les régions du Valais il y a un sujet qui préoccupe de loin le plus la population: le franc fort. Le tourisme et l’industrie valaisanne y compris tous les PME qui en souffrent et tout le monde est conscient que le pire est encore à venir. La fin de l’année sera douloureuse.

Mais où est Thomas ?

Je suis à la recherche de mon homonyme le plus célèbre actuellement en Suisse et dont je ne suis pas fier. Où est Thomas Jordan, le président de la Banque nationale Suisse.

Les dégâts de l’abandon du taux plancher vis à vis de l’Euro sont énormes. Le discours cynique du président de la BNS reste néanmoins le même : la Banque nationale doit garder son autonomie et n’est pas au service de l’économie réelle. En plus il prétend depuis belle lurette que franc est nettement surévalué et le taux actuel ne correspond pas à sa valeur réelle.

En bref, le président de la banque nationale s’en fout de ce qu’il arrive à la Suisse et en même temps il réussit de perdre 50 milliards de francs dans les premiers six mois de cette année … exactement à cause de sa décision d’abandonner ce fameux plancher.

La BNS est otage de ses principes et de ses décisions. Avec le léger affaiblissement du franc, d’un côté vis à vis de l’Euro (1.08) et du US$ (0.98) il a une petite embellie. Certains pronostiquent l’égalité avec le US$ et un taux de 1.10 avec l’Euro avant la fin de l’année. Mais suffit –il d’attendre que d’éventuels pronostics se réalisent.

La BNS ne peut pas rester les bras croisés sans une stratégie. La Banque Centrale américaine et la BCE ont des vraies stratégies. Pourquoi la BNS n’a –t-elle point ?

Selon moi la Banque nationale doit au minimum assurer que le dollar se stabilise autour de CHF 1.10 l’Euro atteigne une valeur de CHF 1.20. Une telle corbeille à laquelle pourraient être jointes d’autres devises assure son indépendance et son autonomie. Les quelques milliards supplémentaires que couterait l’investissement serait absolument supportables vu le montant de 531 milliards de francs déjà investis en devises étrangers. La BNS doit redevenir une banque dans l’intérêt national. Une vraie Banque nationale.

Mais où est Thomas ?

 

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Bonjour

Voilà  mon profil de smartvote. L’outil vaut ce qu’il vaut, mais il fait aujourd’hui partie de la communication de tout-e-s les candidat-e-s. Le mien reflète les positions idéaless que je souhaiterai défendre dans l’absolu: un état social, ouvert, engagé, qui prend en compte les besoins des plus faibles. Ce que je ne défends pas est un état néolibéral, peu humain et humaniste, fermé sur soi-même.

J’en suis convaincu que mes positions serviront à une large majorité des Valaisans et des Valaisannes qui dépend d’un état fort, soucieux d’un bon équilibre entres toutes les parties de la population: pauvres et riches, rurales et citadines, conservatrices et progressives. Tout comme le slogan du PS: Pour tous, sans privilège.

 

Comme Président de la Commission extra-parlementaire R21, j’étais fier de présenter un projet de révision de la Constitution cantonale au caractère innovateur. Le Grand Conseil l’a toutefois substantiellement écarté. C’était évidemment son droit. Et à cause de la proposition des 35 sièges réservés pour le Haut-Valais, les 2 projets qui étaient restés sont tombés à l’eau le 14 juin 2015.

Cette expérience démontre que des petits paquets de changements constitutionnels ne passeront pas la rampe. Raison pour laquelle une Constituante pourra apporter un meilleur résultat, avec un projet global touchant tous les volets d’une charte fondamentale.

Je soutiens donc la démarche d’une révision totale de la Constitution valaisanne, à établir par le biais d’une Assemblée Constituante , composée au moins à moitié par des femmes et hommes de  la société civile. Un très long chemin est devant nous. Au boulot !

Thomas Burgener, ancien Conseiller d’Etat

 

 

 

 

Les médias se font un plaisir de définir les sujets et thèmes qui domineront la campagne pour les élections fédérales de cet automne. Le PS a été interrogé pourquoi il laissait le champ libre à l’UDC qui domine la campagne avec le sujet de l’asile. La question est pourtant mal posée. Le PS a une position claire fondée sur le droit et la tradition humanitaire suisse. La polémique et la haine avec laquelle l’UDC fait campagne sur le dos de victimes innocents ne sont pas seulement inadmissibles mais surtout dégoutants.

Restons tout simplement factuel et évitons de tomber dans la polémique inhumaine :

 

— Jamais dans l’histoire de l’humanité le chiffre de réfugiés dans le monde avait dépassé 50 millions. La crise actuelle est sans précédent et ces réfugiés ont besoin de la solidarité internationale.

— Jamais dans l’histoire d’un pays plus d’un quart de la population – comme actuellement au Liban – était composé de réfugiés. D’autres pays comme la Turquie et la Jordanie font des efforts similaires.

— Jamais dans l’histoire autant de réfugiés remettent leurs destins dans des mains de passeurs sans scrupules.

— Jamais dans l’histoire autant de réfugiés ont perdu leurs vies sur leur route vers des pays d’accueil.

— Jamais dans l’histoire les demandes d’asile ont augmenté dans tous les pays p.ex. en Autriche plus de 180% et en Allemagne plus de 110% comparée à l’année précédente. La Suisse enregistre actuellement une augmentation de 16%.

Quelle position pour la Suisse ?

— Acceptons sur la base de la Convention des réfugiés de 1951 que les réfugiés victimes des conflits et des régimes totalitaires sont reconnus et trouvent un pays d’accueil.

— Coordonnons tous les efforts avec les autres pays de l’Europe pour que chaque pays contribue en fonction de sa taille et de ses possibilités économiques.

— Intégrons un nombre à définir de ces réfugiés en Suisse (p.ex. 3’000 réfugiés syriens) et fournissons leur du travail et une formation qui facilitera leur retour dès que la situation s’améliore dans leur pays d’origine.

— Décidons rapidement sur le sort des personnes qui ont fui leur pays pour des raisons économiques et aidons les à retourner.

— Assistons les pays en développement avec des programmes efficaces à l’hauteur de 0.5% de notre PIB.

— Poussons les membres de l’accord de Dublin, dont la Suisse fait partie, d’améliorer cet ‘accord qui défavorise clairement des pays comme l’Italie et la Grèce.

— Intervenons auprès de la communauté internationale et contribuons en tant que pays neutre que des solutions soient trouvés dans les pays en guerre ou dans des pays souffrant de dictatures irresponsables, en particulier en Erythrée.

Avec une telle position nous pouvons démontrer que la Suisse est un pays responsable qui veut contribuer à des solutions aussi difficile qu’il soit d’en trouver.

 

 

 

 

 

Je fonctionne actuellement en mode festival. Après Nazareth au Blues Festival à Sierre et Joan Baez au Paléo de Nyon j’attends déjà avec impatience un passage à l’Openair de Gampel.

Entre-temps nous fêterons le premier août, avec le Conseiller fédéral Alain Berset qui parlera à Sierre. Avec Nazareth et Joan Baez nous avons célébré le passé, les moments émouvants les années 70 et 80. Un dicton nous dit qu’il faut regarder dans le passé pour éviter des erreurs dans l’avenir.

« Yesterday, all my troubles seemed so far away… » Cette recette de Paul Mc Cartney des Beatles de l’année 1965 n’est en contre partie pas un bon conseiller pour notre pays et les discours du 1er août. Il y a suffisamment de partis politiques qui célèbrent le passé et veulent nous inculquer uniquement les valeurs du passé.

Le monde a changé. Nous devons résolument nous diriger vers l’avenir. Les défis sont énormes et les recettes du passé ne suffisent plus. Ni pour l’AVS/AI, ni pour les relations avec l’Europe, ni dans le dossier de l’ immigration, ni dans la politique d’asile, ni dans libre échange avec d’autres régions économiques et non plus par rapport aux dossiers de la santé, de l’agriculture, de l’énergie, de la culture, du sport et de la sciènce.

Laissons aux autres partis le « yesterday », soyons réalistes, visionnaires et anticipons les vrais enjeux. Innovons avec des recettes nouvelles.

Ma candidature au Conseil des Etats  s’inscrit résolument dans l’avenir de notre pays avec des réponses réalistes aux questions cruciales qui se posent sans populisme et sans recettes bancales.

Merci pour votre soutien!

 

 

 

Les médias du Dimanche ont rapporté largement sur l’éventuelle acceptation de Christophe Blocher de la clause de sauvegarde dans le cadre de la mise en oeuvre de l’initiative contre l’immigration de masse acceptée par le peuple le 9 février 2014. Le manipulateur de Herrliberg n’a une fois plus pas manqué de jouer avec l’opinion publique. A première vue on aurait pu penser que le parton de l’UDC ait mis du l’eau dans son vin. Ainsi un journal titrait : La sagesse vient avec l’âge.

Ne nous trompons pas. Il s’agit d’une nouvelle duperie de Blocher. En annonçant un chiffre de 21’000 permis à accorder hors contingent y compris des autorisations pour les réfugiés, Blocher nous mène doublement en bateau. Comme pour l’initiative contre l‘immigration de masse il mêle joyeusement les différents catégories d’immigrés: les forces de travail dont la Suisse a besoin, les demandeurs d’asile politiques, les réfugiés provenant des pays de guerre voire des réfugiés qui quittent leur pays d’origine à cause des difficultés économiques qui ne recevront pas d’asile en Suisse.

Le chiffre de 21’000, la moyenne des migrations dans le pays de l’UE, n’a aucune valeur pour la Suisse. Le chiffre ne permettrait jamais d’absorber les besoins de l’économie, arrêterait l’accès à des vraies réfugiés politiques et éliminera la possibilité de venir provisoirement en aide aux réfugiés des pays en guerre. Une fois de plus Blocher et ses vassales jouent avec des chiffres et jouent avec des vies.

Une clause de sauvegarde peut tout à fait être une solution pour sortir de l’impasse dans lequel la votation du 9 février a conduite notre pays. Il faudra dans ce cas prendre en compte clairement et distinctivement les différentes catégories d’immigrés, garder une certaine flexibilité dans les chiffres et reconsidérer les besoins ainsi que la capacité d’accueil du pays. Impossible à dire si l’Europe considérera ce remède comme viable.

Arrêtons de tomber dans les pièges blocheriennens et cherchons des solutions sérieuses.

 

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L’Europe sera un des grands sujets de la campagne automnale. Tous les candidat-e-s devront se positionner. La crise avec la Grèce nous donne plusieurs nouveaux indices qui peuvent être intéressants pour la Suisse voire pour le Valais.

L’Europe n’a pas encore digéré la crise bancaire de 2008. Les dettes et déficits accumulés dû à cette crise l’ont catapulté dans un tourbillon dont elle n’a pas encore réussi de s’en sortir. La plupart des crédits accordés aux grecs ont avant tout servis au système bancaire. On prête pour se faire rembourser. Cette crise nous a ainsi démontré que l’Europe et surtout l’Euro n’a pas un fondement suffisamment stable. Il manque un cadre politique. Sur cette base la Suisse n’a aucune raison de se précipiter à joindre l’ Union avec ses 28 Etats membres bien qu’elle pourrait certainement aider à solidifier l’édifice. Les Euroturbos doivent mettre les pieds sur les freins.

Certains politicien-e-s et médias suisses ont constaté avec admiration le style de négociation des Grecs, avant tout du Ministre des Finances Varoufakis. A ce jour il semble que l’audace et la pugnacité voire la provocation n’a visiblement pas trop payé. Les institutions et l’Eurogroupe, n’ont pas pliés. Au contraire, contrariés par cette attitude, les négociateurs européens à Bruxelles se sont raidis au point de ne plus saisir certains ballons de sauvetage que les grecques leur ont lancés, des ballons considérés comme constructifs et raisonnables par des observateurs internationaux chevronnés. La Suisse est bien instruite de s’abstenir des recettes spectacles. La recherche d’un négociateur en chef sérieux tel que annoncé par le duo Burkhalter et Sommaruga me semble le bon plan.

Le dernier point qui frappe est la prédominance de l’Allemagne dans ce dossier. C’est compréhensible si on considère les 53 milliards que les allemands on injectés en Grèce voire au banques privées. Mes amis à Agios Nikolaos en Crète n’ont pas vu un seul centime. Et  toutes les tentatives – très timides – de la France ou de l’Italie n’ont pas permis de faire fléchir l’Allemagne d’un iota.

La position de l’Allemagne sera aussi cruciale dans le dossier suisse. Et si ce n’est pas l’Allemagne il peut y avoir un autre pays qui peut se braquer contre notre pays. Ceci démontre qu’on ne peut pas frapper à la porte de l’Europe avec des positions totalement arrêtées sans admettre qu’il faudra offrir une marge raisonnable dans la négociation. Le dossier d’immigration comme le cadre institutionnel que nous voulons négocier avec Bruxelles nécessite une très grande habilité et ouverture ….. et le résultat qui en sortira sera pour les anti européens primaires évidemment très décevant.

Le Valais touristique et industriel dépend cruellement de bonnes relations avec l’Europe. Notre canton a tout intérêt que ses représentant-e-s à Berne ne jouent pas le violon de l’isolation, mais plutôt le tambour d’un certain réalisme. Sans jamais oublier que la Suisse se trouve au milieu d’Europe.

 

 

 

 

Le Conseiller d’Etat Oskar Freysinger annonce que pendant un seul jour et dans un seul train 496 immigrés clandestins sont arrivés un beau jour de mois de mai à Brique en provenance d’Iselle. Son communiqué de presse lui permet de crier au scandale et de pousser un cri de désespoir demandant l’aide à la Confédération.  Grâce au Nouvelliste nous apprenons que ce chiffre est tout simplement faux. Toujours selon le Nouvelliste il n’a pas de statistiques qui sont établis par les douanes et qu’il n’a pas une seule semaine en mai et juin qui dépasse 300 clandestins pour l’ensemble du Valais- Vaud et Fribourg réunis.

Le calcul de Freysinger à l’instar des tactiques choisies régulièrement par l’UDC est simple: je lance une semi vérité qui fait l’effet d’une bombe médiatique et je corrige après coup quand les médias ne s’y intéressent plus.

Sauf que cette fois il ne s‘agit pas d’une semi vérité de la part du Conseiller d’Etat, mais d’un pur mensonge. Un mensonge sur le dos des immigrés, réfugiés et d’autres personnes qui cherchent refuge en Suisse. Un mensonge sur le dos de tout citoyen valaisan honnête. Est-ce le mensonge de trop ?

Le sujet des réfugiés sera le sujet central de la prochaine campagne électorale comme l’a indiqué cette semaine l’institut de sondage GFS. L’UDC et d’autres politiciens de droit vont l’exploiter à fond pour créer une panique dans le pays. On peut s’attendre à des affiches de choc. D’autres mensonges suivront. Aucune proposition de solution ne sera par contre émise. C’est la politique du loup qui hurle le plus fort en laissant des traces de sang.

Le PS et ses candidat-e-s n’hurleront pas avec le loup. La problématique des réfugiés est un problème central pour notre pays. La polémique freysingerienne ne résout pas un seul cas. La population valaisanne doit savoir que le problème est très complexe et qu’ils n’existent pas des remèdes miracles. La Suisse est un pays riche et attractif au milieu de l’Europe qui attire des réfugiés. Le Conseil  des Etats a approuvé la semaine passée à une large majorité une proposition de la ministre en charge, la Conseillère fédérale Simonetta Sommaruga. La proposition prévoit de centraliser et d’accélérer les procédures d’examen des dossiers des demandeurs d’asile. La proposition est solide. Elle n’est certes par contre pas une panacée. Elle ne peut pas l’être pour permettre à   résoudre le problème toujours plus pressant  des réfugiés qui se trouvent devant les portes  de la Suisse à Como, Domo et en France voisine.

Le problème doit être résolu en collaboration avec les Etats européens qui ont décidé cette semaine d’introduire des quotas de réfugiés (malheureusement seulement) sur une base volontaire. Avec l’acceptation de 3’000 réfugiés syriens la Suisse a déjà montré l’exemple.  Si tous les pays accordent par nombre d’habitants (huit millions en Suisse) le même nombre de requérants il aurait au moins une lueur d’espoir pour atténuer ce drame humanitaire. La vraie solution devra par contre être trouvée au niveau politique : la communauté internationale doit faire pression sur les belligérants des conflits et faire nettement plus de pression sur  des Etats totalement répressifs tel que l’Erythrée d’ou proviennent une bonne partie de nos demandeurs d’asile. La Suisse a un rôle à jouer avec une politique de neutralité dite active, un rôle d’intermédiaire et de facilitateur.

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Selon Pierre-Alain Grichting (LeTemps 24 juin 2015), il ne faut pas un avocat valaisan au Conseil des Etats. Il me semble qu’il veut deux ancien directeurs UBS. Parce que tout le bonheur vient de l’UBS. On le sait bien depuis quelque temps….. 😉

 

La Valais fête ces jours les 200 ans de son adhésion à la Confédération. Ceci nous permet de réfléchir de la relation de notre canton avec le reste de la Suisse. Est-ce l’anniversaire d’un succès ?  D’un mariage de raison ? D’une relation ambiguë ? Cette fête est avant tout la fête d’un diktat que notre canton a subi lors du Congrès de Vienne en 1815, confirmé avec la défaite lors du Sonderbund quelques décennies plus tard.  Avec notre soif de souveraineté nous aurions préféré  d’établir une République libre et indépendante.

Partons l’idée que nos désirs de l’époque se seraient concrétisés. Où en serait la Valais aujourd’hui ? Permettez moi un persiflage un peu osé.

On pourrait très bien s’imaginer qu’on serait un îlot de prospérité, un pays off shore, paradis fiscal avec une monnaie refuge encore plus fort que le franc suisse, mais sans banque nationale. Notre créativité et notre force d’innover auraient fait de ce Valais un Silicon Valley d’excellence avec plein de start ups qui se transforment en blockbuster économiques recherchés auprès de la bourse valaisanne. Nos vins se vendent exclusivement et sans concurrence auprès des touristes qui cherchent la qualité de nos produits et la chaleur de notre accueil assuré par les indigènes dévoués à la cause et ouvert à d’autres cultures. Le Valais serait le modèle mondialement reconnu d’une société bilingue bien protégée sans loups et autres dangers naturels.

Réaliste ? Irréaliste ? Si on prendrait comme benchmark Monaco, le Lichtenstein ou le Vatican, on pourrait s’imaginer que ça marcherait. Néanmoins trois défis particuliers se seraient posés pour que ce beau ( ?) rêve ne soit pas brisé. Qui aurait payé les grands ouvrages, en particulier, les voies ferroviaires et les tunnels du Lötschberg (2 fois) et du Simplon ? Qui aurait payé l’autoroute… jusqu’à Sierre (pour le moment…)? Qui aurait assuré et financé  l’éducation de la jeunesse y compris les belles Hautes écoles spécialisées qu’héberge le Valais ? Et finalement la sécurité – à qui demander de l’aide quand nous sommes sous pression ?

Tournons la page. Le Valais fait aussi partie de la Confédération et nous ne pouvons pas que nous plaindre.  Dans un pays déjà passablement isolé au centre de l’Europe nous ne pouvons pas nous isoler encore plus. L’indépendance fait rêver, l’interdépendance est la réalité, et ceci compte pour la Valais en Suisse, comme pour la Suisse en Europe. Deux recettes. Les fameux compromis helvétique, certes réactif,  peuvent nous aider à sortir des différents impasses que nous avons eu l’art de construire. Mieux que les compromis seraient des visions et l’anticipation. Cherchons des solutions créatives. Exploitons efficacement nos ressources et talents. Donnons des perspectives pour notre jeunesse. Prenons en compte que le monde change et que nous pouvons y contribuer.

C’est dans cette direction que je vois mon engagement politique.  Mieux vaut d’anticiper que de subir. Prenons ce crédo  comme devise pour la fête du bicentenaire.

 

LE MATIN voit un des deux sièges PDC au Conseil des Etats en danger. Je partage évidemment cette analyse. Les résultats de la législature en cours démontre que 2 PDC ne sont pas bon pour le Valais. Pour marcher en avant, il faut un équilibre: Un siège à la droite, un siège à la gauche.  

LE MATIN online - 23 juin 2015

 

 

Le vote le 14 Juin 2015 est derrière nous. A cause de la clause des 35 député-e-s garanti-e-s pour le Haut-Valais, arrivée en dernière minute, les deux paquets constitutionnels ont été rejetés. Les préfets peuvent s’en jouir, ils vont  (provisoirement) survivre. Si le gouvernement les avait invités à participer à la journée valaisanne de l’exposition universelle de Milan afin de les remercier pour services rendus, les préfets ont pu trinquer à leur avenir.

 

Selon la décision du Tribunal fédéral (TF), le système valaisan pour l’élection du Grand Conseil ne correspond pas au principe de la représentation proportionnelle. Selon le TF, au moins 9 sièges doivent être attribués à une circonscription, ce qui constitue un quorum naturel de 10 pour cent. Maintenant, l’initiative « chaque vote compte» doit être, le plus vite possible, mise en votation. Celle-ci prévoit trois circonscriptions principales (Haut-Valais, Centre, Bas-Valais), dans lesquelles les sièges seront répartis entre les différents partis politiques. Dans une deuxième phase, les sièges seront répartis entre les sous-circonscriptions (districts). Chaque district gardera ses député-e-s, les petits districts aussi.  Un système électoral qui a fait ses preuves dans d’autres cantons et bon nombre de villes.

 

 

 

Bienvenue sur mon site qui a été créé en vue des élections aux Conseil des Etats de cet automne. Je souhaite également que cette page reste actuelle et en fonction après le 1er novembre 2015. Jour où le deuxième tour de cette élection aura lieu.

Après des années au conseil municipal de Viège, au Grand Conseil, 2 ans au Conseil national et 10 ans au Conseil d’Etat, je décidé de mettre à disposition des Valaisannes et des Valaisans ma vaste expérience politique et de me lancer comme candidat au Conseil des Etats. Si vous m’élisez, mon large réseau, au niveau fédéral et cantonal, pourra nous être utile.

Sous la coupole fédérale et en particulier au Sénat, le Valais a besoin d’un représentant qui défende une politique sociale, ouverte et avec une conscience de l’environnement. Une politique, qui représente les intérêts de la grande majorité des habitant-e-s de ce Canton.

Sur ce site, je commente les événements actuels sur mon blog. Sous l’onglet « maison », vous trouverez des photos et des dessins animés. Et, si vous avez des questions ou des préoccupations, vous pouvez me contacter, je vous répondrai dès que possible.

Je vous souhaite, à toutes et à tous, un agréable moment, de l’intérêt et de la curiosité pour les discussions politiques qui vont nous occuper jusqu’au 1er novembre 2015 et bien au-delà de cette date.

Cordialement

Thomas Burgener

Le 14 juin les Valaisannes et Valaisans sont invités à s’exprimer sur une réforme partielle de leur constitution. Le deuxième paquet prévoit notamment l’abolition des instances de district (préfet, sous-préfet, conseil de district), l’organisation des élections cantonale en automne au lieu du printemps et la possibilité d’élire plus qu‘un Conseiller d’Etat par district. Ce paquet mérite notre soutien.
Le premier paquet prévoit un nouveau système d’élection au Grand Conseil. Les élections se feront au niveau des districts, mais la répartition des sièges se décidera au niveau de six arrondissements électoraux selon le système de la double proportionnelle. C’est la solution qui a été élaborée par la commission R21 que j’ai eu l’honneur de présider. Mais ce paquet propose aussi un quota de 35 députés pour le Haut-Valais, indépendamment du nombre d’électeurs potentiels. Cette proposition, introduite en dernière minute au Grand Conseil par les groupes C du Haut-Valais, est totalement inacceptable.
Cette clause de 35 est un signe de faiblesse, une véritable déclaration de faillite voire une capitulation. Ce qu’il nous faut c’est ouvrir et animer les régions et le canton au niveau économique et culturel et ainsi démontrer notre force. Le Haut Valais a cette capacité. Au lieu de déclarer la guerre au Bas Valais il faut chercher des liens plus forts, des projets communs et une promotion nettement plus cohérente de notre canton. Bref, il nous faut un Valais uni. Les noirs et les jaunes du Haut veulent assurer leur influence au Grand Conseil par un nombre minimal fixe, un quota de députés. Cela ne modifiera en rien les forces au parlement cantonal. Si Beat Rieder n’est pas capable de nouer des contacts avec les groupes politiques du Valais romand et dans certaines circonstances aussi avec des parlementaires d’autres partis, il restera toujours un Haut-Valaisan minoritaire. Et s’il n’est pas capable de le faire à Sion, comment serait-il apte à le faire à Berne où le jeu des alliances est encore nettement plus important.

Le parlement suisse a pris la décision de principe de sortir du nucléaire, et c’est une bonne décision. Cette politique renforcera à moyen terme l’hydroélectricité, c’est une bonne affaire pour notre canton. En tant que source d’énergie propre, renouvelable et indigène, la force hydraulique aura toujours une place de choix dans le développement énergétique suisse. Malgré le fait qu’actuellement les prix de l’électricité sont très bas, à cause des centrales de charbons en Allemagne. Le Valais est mieux placé qu’aucun autre canton pour la production d’énergie douce avec des éoliennes et du photovoltaïque. Ces nouvelles énergies renouvelables devront avoir une place forte et en Suisse et en Valais. De plus, la production décentralisée aura des effets positifs sur le réseau à très haute tension: Il faudra moins de lignes.